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Le conflit – better out than in

L’idée de cet article m’est venue après avoir lu l’article sur le conflit de la supa-dupa, la reine des mots en personne, mfrancetlesmots.

Par nature je ne suis pas particulièrement avide de conflit et je me reconnais dans les mots de Marie-France relatant les peines d’enfance devant des conflits incompris et surtout face à ceux qui avaient une langue bien plus affutée que la mienne.

Cependant durant de ma vie, j’en suis venue sinon à apprécier du moins à comprendre que le conflit n’est pas forcément négatif. Je ne cherche pas le conflit mais je ne l’évite pas non plus. Je me suis rendue compte qu’il faut parfois dire les choses et aussi en assumer les conséquences. Je pense que j’ai ce point de vue car j’ai appris à mieux gérer les conflits.

A 20ans une amie m’a montré l’importance de gérer un conflit : Sans m’en rendre compte je l’avais blessée, honnêtement je n’avais rien vu : soirée étudiante bien arrosée où la tentation de ‘faire la belle’ était surement trop forte. Après quelques jours de silence radio je sonne à sa porte, elle me fait rentrer mais elle me semble bizarre. Je lui demande ce qui ne va pas et elle me le dit, sans cris, sans pleurs, simplement son ressenti et elle écoute mon explication (foireuse) et accepte mes excuses. Ce jour-là j’ai gagné une vraie amie à qui je fais totalement confiance depuis plus de 20ans et j’ai reçu une bonne leçon.

Au fil de mes expériences j’ai vu l’impact nocif du non-dit, la gangrène qui se propage dans les relations amicales, amoureuses ou professionnelles. Quand l’attitude d’une personne change, elle pense que c’est imperceptible mais cela se voit, se sent, cela pue à des kilomètres alors qu’elle vous assure que tout va bien. Ou elle espère que vous allez comprendre sans qu’elle dise un mot, grâce à vos pouvoirs de télépathie!

Au travail en GB, le ‘shit sandwich’ est de rigueur parce que le boss ne veut surtout pas d’un conflit qu’il/elle ne sait pas gérer. On vous sert des propos mielleux qu’on essaie de comprendre et lorsqu’on les comprend on ne peut pas s’expliquer ouvertement car tout a été dit d’une telle manière…impossible de faire un scandale, c’est un malentendu my dear.

C’est un poison que je veux éviter, je ne me lance pas dans le conflit de gaité de cœur mais je respecte les autres suffisamment pour ne pas leur infliger des mots vides de sens, des sous-entendus ou des regards noirs. J’ai pratiqué cette approche au travail et dans la vie en général. Certains adoptent d’emblée une attitude ouverte et constructive, d’autres prennent un peu plus de temps car cela leur est culturellement plus difficile. Et pour une minorité, ils n’y arrivent jamais, les pauvres, une vie à ne pouvoir dire ce qu’on a sur le cœur, par peur des conséquences ? Par peur qu’une fois ouvertes ils ne pourront refermer les vannes ?

Je suis heureuse d’avoir eu l’opportunité d’apprendre à communiquer des messages parfois difficiles d’une manière constructive. En pratique qu’est-ce que cela veut dire ? Un petit arsenal que je me rappelle d’utiliser quand le voyant rouge s’allume. Je parle avant que mes émotions ne deviennent trop fortes. Je tourne ma langue 7/14/28 fois dans ma bouche afin d’en retirer les mots blessants. Je dis ce que je pense, ma vérité, tout en acceptant que cela peut être ma perception et non LA vérité. Et surtout, je suppose toujours une intention positive, cela ne coûte rien et peut tout changer chez l’autre. J’essaie de rester bienveillante même dans le conflit, si cela ne change pas forcément la conclusion, cela a un impact énorme sur moi. J’en ressors moins épuisée et moins amère.

Tout ça c’est bien beau mais je suis loin d’être le Dalai-Lama. Je me laisse encore entrainer dans la pseudo-facilité du non-dit ou la fausse libération qu’apporte la colère. Au moins aujourd’hui je suis honnête avec moi-même (si je ne le suis pas avec les autres !) et je fais mieux la fois d’après.

XXX

pensee

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